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Arnaud Quereyl, Bergerac 2020-2030

Vers plats terrestres invasifs : des indésirables désormais à Bergerac

 Publié le  dans la catégorie: News, Transition écologique

Résumé: Le ver "Obama nungara" a été aperçu dans un jardin Bergeracois; Cet article montre aussi un reportage BFM TV dans lequel notre colistier Arnaud Queyrel apparaît.

Nous connaissons déjà les proches parents - sur le plan zoologique - des vers plats terrestres invasifs : les déjà bien sympathiques (...) douves du foie et ténias. Ce sont également des vers plats. Quel mode de vie les différencie ? Douves et ténias sont des parasites stricts des vertébrés à sang chaud alors que les vers plats terrestres sont des prédateurs libres qui circulent dans les sols. En outre, géographiquement, alors que les douves sont naturellement présentes en Europe (principalement chez les bovins et ovins), les vers plats terrestres sont originaires des pays tropicaux. En quelques années seulement, de nombreuses espèces de ces vers ont envahi la France (principalement la façade Atlantique) d'où leur nom d'invasifs. Leur point d'entrée originel : les transports internationaux de marchandises. Leur progression en France est rapide et, selon l'espèce, leur quantité est parfois considérable en un seul lieu !

le ver Obama nungara
le ver Obama nungara

Le ver du reportage, découvert dans un jardin bergeracois, est l'espèce invasive "marron plate" où, scientifiquement, Obama nungara. Elle mesure environ 10 cm de long maximum. A noter que cette taille est beaucoup plus faible que celle d'autres vers similaires aussi présents en France, notamment au Pays Basque ! Quelles menaces fait peser Obama ? Comme c'est un prédateur exclusif de vers de terre, sa prolifération pourrait indirectement fortement réduire la fertilité des sols. Bien entendu, il pourrait nuire également à la biodiversité des prédateurs (hérissons, oiseaux,...) qui se nourrissent de nos Annélidés indigènes ! Surtout qu'à l'heure actuelle, ce ver ne semble pas avoir, au moins chez nous, de prédateurs connus. Pour noircir le tableau, certains de ces vers (voire tous) présentent une certaine toxicité propre à rebuter d'éventuels prédateurs... La lutte contre ces vers est donc essentielle. Elle passe par trois points clés : leur identification (par le projet participatif du Museum National d'Histoire Naturelle), leur détruction (ébouillantage notamment) et, éventuellement, l'observation de prédations (par les oiseaux,...).


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