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La Transition écologique & solidaire

 Publié le  dans la catégorie: Santé, Transition écologique

Résumé: Dans cet article, Arnaud Queyrel, notre colistier, éveille notre conscience écologique et nous informe sur les dangers d'une pollution parfois invisible.

« La transition, piège à con». Ce slogan, plutôt explicite, barre une caravane plantée au milieu du Causse du Larzac. Là où un projet de centrale photovoltaïque mobilise les opposants [*]. Cette contestation éclaire la complexité des équilibres à trouver pour atténuer, peut-être, l'énorme chamboulement planétaire en cours. Oui, aujourd'hui, il est aussi urgent d'apprendre ou de s'informer pour comprendre et balayer ainsi ringardise, préjugés, peurs irrationnelles,… Car, pour appréhender un monde nouveau, plus question que toutes ces scories, qui obscurcissent nos jugements, collent encore à nos basques.

Écologie. Laissons-nous désormais envahir par la bienveillance envers notre environnement, en particulier pour nous réconcilier, sur le long terme, avec la nature et la vie sauvage. Car du succès du combat pour préserver la biodiversité (restante) dépend notre propre futur ! Prenons les zones humides. Naturelles, bien entendu ! Ainsi, les marais filtrent l'eau et atténuent les inondations. Services offerts ! Leur santé pour la nôtre. Et puis, en y mettant un peu d'altruisme, choyons-les pour la vie qu'elles abritent : ce sont les derniers viviers de biodiversité en France.

Solidaire ? Réfléchissons aux tonnes de déchets, charriés par la Dordogne, qui polluent les plages de nos voisins girondins. Au passage, ils atterriront peut-être ensuite, panés, dans nos propres assiettes. Pour bousiller notre intérieur…

Les «remerciements » de nos voisins ? L'énorme pollution aérienne crachée par les paquebots de croisière, à Bordeaux, peut, par vents « favorables », impacter nos vies, ici, à Bergerac. Quel travail à faire, donc!

Enfin, comment la biodiversité créera t-elle de l'emploi ? En s'en inspirant. C'est la bio-inspiration, ou biomimétisme. Une manne estimée à des centaines de milliards de dollars dans dix ans ! Alors, formons nos jeunes à observer finement la vie sauvage. Quel meilleur engagement politique que de donner de la valeur à la vie sauvage pour assurer notre futur ? A tous.

[*] Voir l'article du journal Le Monde

Arnaud QUEYREL


7 réponses à "La Transition écologique & solidaire"

  • par Xavier Dequinze

    Merci pour cette mise en relief de la complexité du challenge.

    Donner de la valeur à la vie sauvage ? Attention aux braconniers !

    Certains sous-entendus ou certains aspects pourraient n’être compris que par les personnes averties. Il faut penser aussi à celles et ceux qui sont moins sensibilisés, ou qui n’ont pas l’occasion de prendre le temps de s’interroger sur les modalités de leur existence.

    • par arnaud queyrel

      ah, Xavier, précisément, quelles clés permettraient d’éveiller les consciences et de créer, finalement, un genre de bulle hors du quotidien et ses tracas comprimant pour réfléchir aux « modalités de l’existence » ? Quel(s) rouage(s), de la volonté notamment (?), stimuler ? Je suis évidemment preneur de toute piste et suggestion en ce sens ! Merci.

  • par Bruno TUDAL

    Je partage votre point de vue, il faut prendre du recul mais ne pas perdre de vue les enjeux locaux. Bravo pour ce texte, j’attends la suite !

  • par Unapprentibordelais

    Nous sommes désolés pour la gêne occasionnée par nos paquebots…

    • par arnaud queyrel

      merci, cher apprenti bordelais, mais, en ce moment, je compatis bien pour vous, les bordelais, avec ce guépard qui a piteusement terminé sa course dans le quai ! Quelle ironie pour un navire (fut-ce t-il école) qui porte le nom d’un animal aussi agile … Cet accident est un peu, finalement, le reflet de notre histoire commune qui s’écrit : il y a des circonstances où il semblerait que, quoique nous puissions faire, le mur semble la seule … planche de salut (?).

  • par Jean-Michel ROMNEE

    Une excellente mise en perspective … qu’il faut sans aucun doute affiner. Attention cependant, à ne pas oublier certains publics. Je me fais donc l’écho de Monsieur Dequinze.

    Je reviendrai sur quelques points, histoire d’alimenter la réflexion (que je sais permanente et profonde, mais parfois, un regard extérieur permet de provoquer l’étincelle …).
    La complexité de la transition va bien au delà des aspects « écologiques » et « solidaires ». Ce sont deux éléments fondamentaux, qui ne peuvent être ignorés mais qu’il faut intégrer dans dans une approche plus globale de la transition. Illustrons par quelques exemples …
    Les gaz à effets de serre … Premier responsable généralement cité : le méthane produit par les bovins … Pour résoudre l’équation, supprimons les bovins, à tout le moins, réduisons notre consommation (de viande, de laits, de produits laitiers, ….) et remplaçons les dans notre alimentation par des aliments « équivalents » (protéines d’origine végétale, laits végétaux …). La solution paraît simple mais pourquoi alors est-il difficile de la mettre oeuvre ? Tout le monde admet l’équation mais beaucoup refusent de laisser partir le steak de l’assiette … Que représente donc ce morceau de viande ? Nutritionnellement, rien de particulier, surtout quand on en mange des quantités astronomiques … Par contre, socialement, il représente une victoire … Tout le monde a le droit de manger de beaux morceaux de viande, il n’y a pas que les patrons qui ont ce droit … Accepter de réduire sa consommation de viande, c’est d’abord accepter que cette réduction n’est pas une régression sociale, qu’elle ne remet pas en cause l’accès à une alimentation de qualité (évitons les amalgames, beaucoup de viande ne signifie pas alimentation de qualité …) … Produisons moins mais de meilleure qualité, nous retrouverons ainsi les termes de l’équation …
    Produire moins, cela signifie aussi protéger notre écosystème, protéger notre environnement puisqu’on ne l’épuise plus. Produire de meilleure qualité, cela veut dire réfléchir à comment améliorer cette qualité … Revenir à des unités de production à taille plus raisonnable, permettant de les intégrer dans un environnement raisonnable (et raisonné). Oui, il faudra réinventer le travail car l’homme devra se retrousser les manches pour produire. Mais, est-il programmé pour vivre d’oisiveté ? Je n’en suis pas convaincu …
    Revenons aux rythmes des saisons, collons notre propre rythme à ces derniers … Laissons tomber ces images du paraître « Je peux m’acheter des fraises à Noël » … mais cela a t il un sens ? Imagine t on la pollution qu’il y a derrière ces fraises ? Imagine t on leur coût environnemental ? En mangeant, en plus, souvent quelque chose d’insipide … Mais j’ai montré que j’avais les moyens d’en acheter …
    La nature possède les réponses à bon nombre de questions, mais elle a horreur qu’on l’exploite et elle s’arrange toujours bien pour nous le faire savoir … Mais je vais en laisser pour la suite …
    Bonne journée à tous, et merci d’avoir pris le temps d’arriver au bout de ma bafouille

  • par Crystelle Gauvillé

    Merci Arnaud pour cet article !
    L’écologie telle que tu la présentes touche à nos modes de vie, à nos choix mais surtout à notre manière d’être à notre environnement : bienveillante, attentive, prévenante… c’est un beau programme !

    Tu évoques la biodiversité comme créatrice d’emploi, ce qui est tout à fait enthousiasmant, nous en avons vraiment besoin. Alors, est-ce que tu as des choses à partager de ce côté là, des exemples ou expériences développés sur d’autres territoires.

    J’essayerai de t’apporter, dans notre équipe, quelques unes de mes compétences en matière de coopération internationale et décentralisée pour trouver les financements adéquats … je pense par exemple à l’appel à projets lancé par l’OIF « Développer la coopération au service du développement durable ».
    https://www.francophonie.org/Objectifs-de-developpement-durable-46490.html.
    Bergerac a en effet la chance d’être éligible étant donné nos partenariats avec Kénitra au Maroc, Repentigny au Québec et nos nombreux partenaires européens.

    Que nos propositions fédèrent et participent au développement de notre ville !

    Crystelle Gauvillé, co-listière.

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