Bergerac

Bergerac 2020-2030

Gagnons ensemble les défis de demain

avec la liste de Adib Benfeddoul

Élections Municipales à Bergerac(24) - mars 2020

Les finances

Les Finances

Nous l’avons dit dans notre déclaration de candidature, le projet que nous allons présenter aux bergeracois sera chiffré et doit rester compatible avec les possibilités financières de la ville.

Avant de rentrer dans le détail, il est utile d’expliquer au citoyen quelques notions de base concernant les finances locales.

Le budget local d’une commune est la traduction d’un acte par lequel le Conseil municipal autorise annuellement le maire à réaliser des recettes et à affecter des dépenses. Il est le reflet des objectifs fixés par la majorité municipale.

Le budget fixe les recettes et les dépenses affectées dans un cadre juridique bien défini. Il comprend une section de fonctionnement et une section d’investissement.

On distingue quatre principes à respecter: le principe de l’annualité, le principe de l’unité, le principe d’universalité et le principe d’équilibre.

Ce dernier principe est le plus important. Il implique que le budget soit voté en équilibre : les recettes devant couvrir l’ensemble des dépenses.

Un excédent éventuel de la section de fonctionnement est non seulement autorisé mais souhaitable dès lors qu’il est affecté au financement de la section d’investissement : on parle alors de l’autofinancement.

Pour assurer cet équilibre, la ville a souvent recourt à l’emprunt. Néanmoins, le recours à l’emprunt est limité par les règles de la comptabilité publique locale.

D’une part, la ville ne peut en aucun cas emprunter pour financer des dépenses de fonctionnement. L'emprunt ne peut  ni combler un déficit de la section de fonctionnement  ni même servir au remboursement du capital de la dette. Par contre l’emprunt peut constituer une ressource qui permet d’assurer l’équilibre de la section investissement.

D’autre part, le remboursement de la dette est une dépense obligatoire.  Le prélèvement sur les recettes de la section de fonctionnement au profit de la section d’investissement, ajouté aux recettes propres de cette section, à l’exclusion du produit des emprunts, et éventuellement aux dotations des comptes d’amortissement et de provision, fournit des ressources suffisantes pour couvrir le remboursement des annuités d’emprunt à échoir au cours de l’exercice. (Article L 1612-4 du Code Général des Collectivités Territoriales).

Comme pour n’importe quel ménage, comme pour n’importe quelle entreprise, la dette peut rapidement asphyxier une collectivité et la priver de nouveaux concours d’établissements bancaires indispensables à la réalisation de ses investissements. C’est ce que nous avons vécu en 2014 quand la dette de la ville de Bergerac était d’à peu près 38 millions d’euros.

Redresser les finances de la ville était parmi  les priorités de notre mandat et nous  avons su exploiter toutes les pistes d’économie pour maîtriser les dépenses de fonctionnement et désendetter la ville.

Grâce à cet effort, la situation s’est nettement améliorée. La dette a été ramenée à moins de 32 millions d’euros permettant ainsi de retrouver des marges de manœuvre et  retrouver la confiance des établissements bancaires qui sont de plus en plus à accepter de nous accompagner pour financer nos projets.

Pour notre projet 2020-2030, la situation est un peu différente. Si l’effort de maîtrise des dépenses  de fonctionnement doit continuer pour assurer un bon niveau d’autofinancement, le désendettement ne sera plus nécessaire. Cela nous donnera une bouffée d’oxygène !

Nous allons alors augmenter le volume d’investissement et assurer la vitalité de notre ville dans l’intérêt de tous les Bergeracois.

Cependant, l’effort doit être impérativement maintenu dans l’avenir, la prudence et la rigueur doivent rester la règle pour préserver une capacité d’investissement qui dure dans le temps et surtout pour éviter une hausse des taux de la fiscalité.